
C’est souvent la solution qui vient à l’esprit en premier car elle semble la plus aisément réalisable. Sachez que seulement 10 à 15 % de la chaleur s’échappe par les fenêtres. Ces travaux effectués seuls ne vous permettront pas de réaliser de grosses économies. Il est préférable de les intégrer à une isolation plus globale de votre logement en prenant également en compte le toit, les murs et le sol.
La performance thermique d’une paroi vitrée dépend de la nature de la menuiserie, des performances du vitrage et de la qualité de la mise en oeuvre de la fenêtre.
Les protections extérieures (volets) peuvent également réduire les déperditions de chaleur, particulièrement la nuit et sont très efficaces pour limiter la température intérieure en été.
Pour une bonne performance énergétique, il est conseillé de choisir des fenêtres avec un Uw compris entre 1,3 et 1,6.
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Le coefficient de transmission thermique U qualifie la performance des parois vitrées, exprimée en W / m2.K. Plus U est faible, meilleure sera l’isolation de la paroi vitrée. Ug (= U glass) est utilisé pour les vitrages, Uw (= U window) pour les fenêtres (vitrage + menuiserie) et Ujn (= U jour nuit) pour l’ensemble fenêtres + volets. |
Des solutions performantes existent en menuiseries bois, PVC, et aluminium à rupture de pont thermique.
Les menuiseries en aluminium sans rupture de pont thermique sont à proscrire en raison de la forte conductivité thermique de ce matériau (source de déperditions thermiques et d’inconfort).
La certification Acotherm garantit les performances thermiques et acoustiques des blocs baies et des menuiseries des fenêtres.
Les performances d’isolation thermique sont notées de Th5 à Th11. Plus Th est élevé, meilleures sont les performances isolantes.
Le classement AEV pour les menuiseries extérieures indique des niveaux de performances par rapport à la perméabilité à l’air (A1 à A4), l’étanchéité à l’eau (E) et la résistance au vent (V). Pour une étanchéité à l’air très efficace, il est conseillé de privilégier la classe A4.
Le double vitrage à isolation renforcée (VIR) a un pouvoir isolant deux à trois fois supérieur à celui d’un double vitrage ordinaire, et plus de quatre fois supérieur à celui d’un simple vitrage.
Le double vitrage peut permettre des économies de chauffage de l’ordre de 10 % et améliore fortement les conditions de confort en faisant disparaître l’effet de paroi froide.
Associé à un système de gestion des apports solaires (occultation extérieure), il contribue à limiter les effets de surchauffe en été.
Le coefficient de transmission thermique est excellent, de l’ordre de 0,6 à 0,8 W / m2.K (contre 1,1 à 1,2 environ pour les VIR).
En revanche, le facteur solaire est modifié et le coefficient de transmission lumineuse peut être moins bon que celui d’un double vitrage.
Le remplacement des fenêtres doit être réalisé par des professionnels qualifiés, car il nécessite un véritable savoir-faire afin d’éviter tous dégâts occasionnés par des défauts d’étanchéité.
Deux méthodes éprouvées permettent la mise en oeuvre de fenêtres équipées de double vitrage :
Le remplacement de la fenêtre complète (ouvrant et dormant) est la solution à retenir dans tous les cas où la fenêtre existante est en mauvais état. Elle apporte une isolation thermique et acoustique supérieure.
À l’usage, c’est la solution la plus performante. De plus, elle conserve la luminosité préexistante.
Ces technique sont présentées en détail dans notre guide "isoler son logement".
Pour tout savoir sur les aides : consultez la rubrique Financer mon projet
Rubrique bâtiment du site www.ademe.fr
Fiche sur les portes et fenêtres dans le bâti ancien de l'association maisons paysannes de France.