
Nous passons jusqu’à 90 % de notre temps dans des espaces clos, il est donc très important de veiller à la qualité de l'air intérieur. Cet air peut être pollué par les appareils de chauffage et de cuisson, le tabagisme, les produits d’entretien mais aussi les matériaux de construction, de décoration et d’ameublement…
Comment limiter ces sources de pollution ? Tout d'abord en aérant et en ventilant correctement.
On peut assurer une bonne aération sans gaspiller trop de chaleur en ouvrant ses fenêtres, radiateurs fermés, pendant cinq à dix minutes par jour.
Trop souvent négligée, une bonne ventilation de l’habitat est pourtant essentielle pour vivre dans une maison saine. Elle apporte de l’air neuf, évacue les odeurs et les polluants, élimine les excès d’humidité et fournit aux appareils à combustion l’oxygène dont ils ont besoin.
Pour que votre ventilation fonctionne bien, il ne faut jamais boucher les grilles hautes et basses d’aération, et nettoyer régulièrement les bouches d’extraction, les filtres et les entrées d’air. Un spécialiste assurera l’entretien complet de votre VMC (ventilation mécanique contrôlée) tous les trois ans environ.
Il est obligatoire tous les ans et garantit le bon fonctionnement des appareils de chauffage et votre sécurité.
Les produits utilisés sont souvent nocifs et certains travaux produisent des poussières. Aérez soigneusement pendant et après les travaux et portez un masque protecteur.
Le tabac est la première source de pollution dans l’habitat et favorise, chez le fumeur et son entourage, les maladies cardio-vasculaires et respiratoires. Il vaut mieux ne pas fumer à la maison, surtout s’il y a des enfants, et aérer d’avantage si on le fait.
N’utilisez pas les chauffages d’appoint au pétrole ou au gaz en continu, ni pour chauffer une chambre, ni pour une pièce mal ventilée.
Vous limiterez ainsi l’émission de composés organiques volatils (COV) et de polluants. Vous pouvez les repérer facilement : ils portent l’écolabel ou la marque « NF Environnement ».
Lors d’une rénovation importante, pensez à envisager l’installation d’une VMC si votre maison n’est pas équipée. Selon la configuration de votre logement, vous trouverez différents modèles, dans une gamme de prix et de performances étendues.
Depuis quelques temps, on entend souvent parler de l'utilisation de certaines plantes pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Mais est-ce vraiment efficace ?
L’ADEME considère que l’argument «plantes dépolluantes » n’est pas validé scientifiquement au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine.
En laboratoire, en enceintes contrôlées, des plantes peuvent présenter une capacité à absorber certains polluants gazeux. Cette capacité peut être influencée par différents paramètres physiques et/ou biologiques.
Dans les bâtiments, en conditions réelles d’exposition, l’efficacité d’épuration de l’air par les plantes seules est inférieure à l’effet du taux de renouvellement de l’air sur les concentrations de polluants.
Autrement dit, l’aération et la ventilation restent bien plus efficaces que l’épuration par les plantes.
En matière d’amélioration de la qualité de l’air intérieur, la priorité reste donc la prévention et la limitation des sources de pollution (entretenir les chauffe eaux et chaudières, réduire l’utilisation de produits chimiques ménagers,…) accompagnées d’une ventilation ou plus généralement d’une aération des locaux (entretien du système de ventilation, ne pas bloquer les orifices d’aération, ouvrir les fenêtres tous les jours quelques minutes,…).
L’usage des plantes dans le traitement de l’air ne doit en aucun cas se substituer à ces principes.
Pour plus d'information, consultez l'avis de l'ADEME sur les plantes et l'air intérieur.
Des gestes simples pour améliorer la qualité de l'air intérieur de votre habitat.