Mes déplacements

Une voiture à plusieurs

Il arrive que ni la marche, ni le vélo, ni les transports publics ne fassent l’affaire. Si l’usage d’une voiture particulière est nécessaire, pourquoi ne pas la partager avec d’autres personnes dans le même cas ?

Une voiture à plusieurs, c’est moins de frais, moins de nuisances, moins de circulation et plus de convivialité ! Différentes solutions comme l’autopartage ou le covoiturage sont à votre disposition.

L’autopartage

Ce service, surtout urbain, est facile à utiliser, aussi bien pour un particulier que pour une entreprise. L’abonné se sert d’une voiture quand il ne peut prendre un autre mode de transport : c’est moins de kilomètres parcourus, moins de voitures en circulation et en stationnement, moins de pollution, etc. Cela peut éviter de posséder deux voitures… ou même une seule !

Son coût est minimum : l’usager paye une inscription, un abonnement mensuel et un prix d’utilisation, en fonction du kilométrage et du temps de réservation. Il s’affranchit du souci d’entretenir une voiture, de l’assurer, de lui trouver une place de stationnement…
La réservation et l'accès aux véhicules sont facilités par les nouvelles technologies. Les voitures sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La facturation se fait en fonction du type de véhicule, de la durée d’utilisation et de la distance parcourue.

L’idée commence à avoir du succès : en 2009, le service était disponible dans 24 villes françaises dont Paris (88 stations), Marseille, Lyon, Strasbourg, Grenoble, La Rochelle. Ce service est principalement installé dans des villes de plus de 100 000 habitants mais il se développe également dans des villes de taille inférieure comme La Rochelle et Antibes.

En 2008, on comptait 9 400 abonnés contre 6 000 en 2006, soit une augmentation de 57 % en 2 ans.

Quelques chiffres

Une voiture partagée remplace entre 4 et 8 voitures privées. Une étude OSEA / ANVAR estime le gain annuel à 1,2 tonne de CO2 par usager, soit à peu près 60 % de ce que l'on rejette par an en se déplaçant.

Deux exemples d’expérimentations réussies

L’exemple de Strasbourg : Auto’trement
Première initiative en province, à l’origine de la création du réseau France Autopartage, ce service compte 575 abonnés pour 40 véhicules répartis dans 14 parkings (41% des abonnés auraient une voiture s’ils n’adhéraient pas à l’autopartage). Le gain est de 519 tonnes de CO2 évitées par an (180 tep économisée). La mise en place du service relève d’une démarche partenariale : convention avec laCommunauté Urbaine de Strasbourg (développement d’un réseau de parkings et de véhicules accessibles), accord avec l’opérateur de transport en commun (abonnement combiné, support publicitaire), création du réseau France Autopartage (mutualisation des coûts et élargissement de l’offre).
Le fonctionnement est simple et rapide : réservation par téléphone ou Internet, système Key Manager ou Stand Alone.

L’exemple de Paris : Caisse Commune
Ce service a été mis en place en janvier 1999. C’est la première expérience française ayant réussi à s’implanter durablement. On dénombre 1 500 abonnés pour 50 véhicules répartis dans 8 parkings (30 % des abonnés auraient une voiture s’il n’adhéraient pas à l’autopartage). Le gain est de 1 200 tonnes de CO2 évitées par an (451 tep économisées). Il s’agissait également d’une démarche partenariale : partenariat avec Renault ; soutien de l’ADEME dans le cadre du PREDIT ; Ville de Paris (parkings à tarif préférentiel). Le fonctionnement est disponible pour les particuliers et les entreprises : réservation par téléphone ou Internet, boîtier pour récupérer les clés.

 

Le covoiturage

Comment ne pas remarquer, dans les embouteillages notamment, que la plupart des voitures ne sont occupées que par une seule personne ? 80% des conducteurs français roulent seuls dans leur voiture...

Ce constat a amené de nombreux particuliers à se regrouper pour partager leur véhicule et les dépenses sur un trajet commun, avec des voisins pour faire des courses, des copains pour aller à la fac, des collègues pour aller au travail… ou simplement des gens avec qui on partage une destination. 

Cette solution est valable aussi bien en ville qu’à la campagne, il suffit de s’organiser pour faire circuler l’information, les propositions des uns ou les demandes des autres.
Le résultat ? Moins de frais pour le conducteur, moins de voitures en circulation, moins de nuisances liées aux transports et un renforcement des liens entre collègues, voisins, etc. !

A ce jour, on estime que 3 millions de personnes pratiqueraient le covoiturage en France.

Il existe plus de 200 services de covoiturage organisés.

> Le premier organisateur du covoiturage est l'entreprise (43 %)
> puis les collectivités (22 %)
> les établissements de santé (10 %)
> les zones d'activités (9 %)

On observe entre 50 et 600 inscrits selon les entreprises, soit entre 0,3 et 13 % des effectifs.
Tous les types de trajets sont concernés : domicile-travail (distance moyenne de 40 km), longue distance (distance moyenne de 330 km), ou trajet occasionnel.
Dans 54 % des cas, le covoiturage se pratique à deux.

De nombreux sites Internet relaient les associations en regroupant offres et demandes. Ils proposent souvent une évaluation du coût du trajet. Un service de covoiturage peut aussi s’organiser dans une université, une administration, une entreprise…

Deux exemples d’expérimentations réussies

Illicovoiturage de Nantes
Ce service s’adresse prioritairement aux étudiants de l'université de Nantes en proposant à la fois du covoiturage de proximité (déplacements domicile-université) et du covoiturage de week-end.
Le service est totalement gratuit pour les étudiants qui s'arrangent entre eux pour le partage des frais de déplacement (le site offre la possibilité d'évaluer le coût d'un trajet).
Ces actions sont financées par des subventions publiques (Université, Communauté urbaine de Nantes et ADEME) et des partenaires privés qui sponsorisent la démarche. Avec près de 100 covoitureurs réguliers, la démarche rencontre un succès certain et permet d'éviter  chaque année l'émission de 2,8 tonnes de CO2.

Le service de covoiturage de l’agglomération de Chambéry
Il s’insère dans une démarche plus globale : le Plan de déplacement Inter Entreprise (PDIE) qui a été lancé sur 5 établissements majoritairement en centre-ville (Ville de Chambéry, centre hospitalier, Conseil général, Préfecture et services de l'ETAT, EDF-GDF).
Les actions mises en place sont nombreuses : gratuité de l'abonnement TC, mise en place d'un parc de vélo, lancement d'un site de covoiturage, aménagement de stationnements sécurisés pour les cyclistes, implantation de véhicules d'autopartage, etc.
Les résultats sont spectaculaires. Pour l’agglomération chambérienne par exemple, les PDE permettent de réduire l’autosolisme de plus de 2 millions de km.
L’économie de CO2 correspondante est de l’ordre de 282 tonnes par an. 80 % de la réduction d’émissions sont imputables aux 3,8 % de covoiturage qui touchent des salariés parcourant des distances élevées (23 km en moyenne).

Pour aller plus loin : 

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