Mes déchets

A savoir avant de se lancer

Jeter un objet parce qu’il est abîmé ou démodé est un réflexe courant mais est-ce le bon ?
Vêtements, livres, meubles, appareils électriques, vaisselle ou bibelots peuvent être réparés et connaître une seconde vie.

C'est bon à savoir
Donner une seconde vie à des objets, ça marche !

Les activités de réemploi et de vente d’occasion permettent d’offrir une nouvelle vie à un produit dont le propriétaire souhaite se défaire. Ces pratiques contribuent donc pleinement à la réduction des déchets.

A l’origine, le secteur du réemploi regroupait des structures majoritairement associatives, sans but lucratif et dont l’objet reste l’entraide. Aujourd’hui le réemploi devient une modalité à part entière dans la politique des déchets des collectivités et même de certains professionnels.

Le réemploi en chiffres (2008) :

  • Les acteurs de réemploi ont collecté plus de 450 000 tonnes d'objets donnés ou abandonnés dont 180 000 tonnes ont été ré-employées.
  • L’activité de réemploi représente en France quelques 16 000 emplois (équivalent temps plein) souvent accessibles à des personnes en situation de réinsertion sociale peu ou pas qualifiée.
  • le nombre de clients de biens ré-employés a été estimé à 2,4 millions de personnes.
Les achats de produits d'occasion sont en plein développement en France et en Europe

En France
Selon une enquête IPSOS réalisée pour l’ADEME en juillet 2010, 7 Français sur 10 affirment aujourd’hui avoir déjà acheté des produits d’occasion, soit une augmentation de 11 points depuis 2004 (59%).

Toutes les catégories sociales achètent des produits d’occasion :
79% des cadres supérieurs, 74% des employés et 73% des ouvriers disent avoir déjà
acheté des produits d’occasion.

Les produits d'occasion sont plus faciles à trouver avec la multiplication de vide-greniers, l’implantation d’enseignes spécialisées et l’essor d’Internet.

Pourquoi achète-t-on d'occasion ?
Si le prix reste la principale motivation de l’achat d’occasion pour 64% des répondants, l’enquête relève une légère augmentation de la perception des avantages environnementaux et sociaux du ré-emploi.

En Europe
Il est très difficile d’évaluer le marché de l’occasion en Europe car bon nombre de transactions se font de particulier à particulier d’où l’absence de facture, TVA, déclaration de revenus générés…soit une impossible traçabilité.
L’Observatoire Cetelem de la Consommation 2010 a tenté d’apporter un éclairage sur ce point :
60% des 8 000 Européens interrogés fin 2009 déclarent avoir acheté au moins une fois
des produits culturels d’occasion (livre, CD, DVD, jeux vidéo…). 43% d’entre eux ont déjà acheté des vêtements d’occasion.

Par ailleurs :

  • 39% des européens ont vendu au moins une fois des produits culturels d’occasion.
  • 29% d’entre eux ont vendu des vêtements d’occasion
  • 27% du matériel pour enfants (jouets, vêtements…).

Comment expliquer un tel phénomène ? Pourquoi les consommateurs n’hésitent-ils plus à
acheter ou vendre des produits de seconde main ?

Plusieurs explications peuvent, au moins en partie, permettre de comprendre le phénomène.
1- Le pouvoir d’achat qui reste une préoccupation majeure des Européens qui estiment,
pour une majorité d’entre eux, qu’il ne cesse de baisser. Le marché de l’occasion leur
apparait dès lors comme une véritable alternative.
2- Acheter des produits de seconde main est de moins en moins perçu comme dévalorisant par les consommateurs européens. Seuls 10% des Français, considèrent ce type d’achat dévalorisant (12% des Britanniques mais 51% des Portugais ou 45% des Italiens).
3- Un acte citoyen : acheter des produits d’occasion constitue un acte qui préserve
l’environnement.
4- Une évolution de la relation à l’objet de plus en plus basée sur l’usage et de moins en
moins sur la propriété (jeux ou livres fréquemment revendus au bout de quelques jours).
Les produits d’occasion répondent donc en Europe comme en France à la double attente
des consommateurs : économique et écologique Pour autant, il ne faut pas surestimer le
phénomène : les montants unitaires restent faibles (77% des Européens déclarent vendre pourmoins de 300 euros à l’année).

 

Composter, est ce vraiment utile ?

Sans hésitation, la réponse est oui :

  • parce que le compostage permet de limiter la quantité d’ordures ménagères que vous faites enlever par la collectivité. Le recours à l’incinération, à la mise en décharge et au transport des déchets est ainsi réduit ;
  • parce que le compostage permet de produire un compost ou un amendement de qualité. Il renforce le stock d’humus dans le sol et améliore sa fertilité. Résultat : il favorise la vie du sol.
Que trouve-t-on dans nos poubelles ?

La composition de nos poubelles a connu peu de bouleversements depuis 1993 à l'exception des textiles sanitaires.

On y trouve :

-    Les matières organiques (32,2%),
-    Les papiers-cartons (21,5%),
-    Le verre (12,7%),
-    Les plastiques (11,2%),
-    Les métaux (3%),
-    Autres (19,4%).

On note une légère baisse de la part des emballages (carton, plastique et verre), de 39 à 32%. En parallèle, on note près de 9% de textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs papier …), soit 34 kilos par habitant par an, une augmentation significative depuis 1993.

Déchets des ménages : composition de la poubelle

Qu’est-ce qui a changé ces dernières années ?

De 2005 à 2007, la quantité d'ordures ménagères collectée est restée stable, mais les apports en déchèteries ont augmenté.

Le recyclage continue sa progression : sur 37,77 millions de tonnes de déchets ménagers, 33,5% sont orientés vers du recyclage matière ou organique contre 31% en 2005. Les objectifs fixés par le Grenelle prévoient d’atteindre 35% en 2012 puis 45% en 2015.

La composition des ordures ménagères n'a pas fondamentalement changé depuis 15 ans si ce n’est les textiles sanitaires, en très forte augmentation. Les emballages, eux, ont un peu diminué, passant de 39% en 1993 à 32% en 2007.

Le tri est entré dans les habitudes des français : la collecte sélective des journaux, magazines, revues et emballages a permis de capter 50% de ce type de déchets.

Des progrès sont encore possibles !

Environ 150 kilos/habitant/an pourraient faire l’objet de gestes de prévention tels que le compostage domestique, l’évitement du gaspillage de produits alimentaires, la limitation des impressions bureautiques et les photocopies…

Nos poubelles "grises" (celles de déchets résiduels) contiennent encore jusqu’à 100 kilos/habitant/an de déchets potentiellement recyclables : papiers, cartons, plastiques, métaux et surtout verre : c'est en effet encore près de 20 kilos/habitant/an de verre qui ne sont pas orientés vers les collectes sélectives.

La collecte sélective a-t-elle fait bouger les choses ?

En 2007, chaque français a présenté à la collecte 391 kilos d’ordures ménagères en moyenne (ordures ménagères résiduelles et collectes sélectives) et a déposé en déchèterie 170 kilos de déchets. Les tonnages déposés en déchèteries sont en très forte progression : plus 15 % entre 2005 et 2007. Utilisant un parc qui atteint les 4 400 déchèteries en 2007 (contre 4 000 en 2005), les français déposent en premier lieu des déchets verts et gravats (60% de l’apport).

Grâce à la mise en place des collectes sélectives, 50% de journaux, magazines, revues et emballages ont pu être récupérés, ce qui se traduit par rapport à 1993 par une forte baisse de cette fraction dans les ordures résiduelles, notamment pour les papiers, le carton et le verre.

Tous les modes de gestion des déchets entraînent des impacts

Quel que soit le mode de gestion des déchets (incinération, recyclage, mise en décharge…), il entraîne :

  • des impacts environnementaux : émissions liées aux sites de recyclage ou de traitement, perte de ressources naturelles (matières premières, énergie contenues dans le déchet), pollutions des sols et des eaux...).
  • des impacts économiques : le recyclage de la matière, la valorisation organique, le traitement thermique, le stockage engendrent des coûts.

C'est pourquoi, il est important d'essayer de moins jeter dans notre vie quotidienne !


Moins jeter

À savoir

Résultats de la campagne MODECOM 2007-2008

Le(s)
guide(s)

A lire

Des gaz à effet de serre dans ma poubelle ? (pdf - 530.08 Ko)

Des gaz à effet de serre dans ma poubelle ?

 

Des idées pour donner une seconde vie à vos objets (pdf - 3.17 Mo)

Couverture du magazine Femme Actuelle consacrée à la réduction des déchetsCouverture du magazine Femme Actuelle consacrée à la réduction des déchets