
Nous consacrons plus de 12 % de notre consommation d’électricité (hors chauffage, eau chaude et cuisson) à l’éclairage de notre logement. Il existe plusieurs solutions pour diminuer nos factures : éteindre la lumière lorsque l’on quitte une pièce, profiter de l'éclairage naturel mais aussi s’équiper de lampes basse consommation d'énergie (LBC).
> Les ampoules classiques (de puissance inférieure à 60 W)
> Les halogènes (de puissance inférieure ou égale à 60 W)
> Les lampes basse consommation aussi appelées fluocompactes (Aujourd'hui, seules les classe énergétique A et B approvisionnent les surfaces de vente)
> Les tubes fluo
> Les LED ou Diodes électrolumineuses
Trop « énergivores », les lampes à incandescence classiques et la plupart des lampes à incandescence halogènes sont appelées à disparaître progressivement des magasins. Depuis le 30 juin 2010, conformément à un engagement du Grenelle Environnement, les ampoules à incandescence d’une puissance de 60 W, qui représentait le segment le plus important du marché de l’éclairage, ont été retirées des rayons des magasins. Les ampoules à incandescence de puissance supérieure ou égale à 100 W avaient déjà été retirées de la vente le 30 juin 2009, puis celle de 75 W le 31 décembre 2009. Cette mesure sera ensuite généralisée à toute l’Union européenne en septembre 2011.
À mesure de l’entrée en vigueur de cette disposition, les distributeurs ne pourront plus se réapprovisionner. Ces lampes ne seront plus fabriquées mais les stocks existants pourront être vendus.
À terme ne subsisteront plus que des lampes performantes, classées A (ou B pour certaines halogènes haute efficacité). Attention, les lampes à LED n’ont pour l’instant pas d’étiquette énergie.
Elles sont plus chères à l’achat, mais elles sont très économiques à l’usage : la différence de prix est compensée en environ 12 mois d’utilisation.
Elles réalisent entre 75 et 80 % d’économies d’énergie par rapport à une ampoule à incandescence offrant le même éclairage.
Elles ont une durée de vie 6 à 7 fois supérieure.
Les équivalences entre les ampoules classiques
et les lampes basse consommation
| Ampoule classique | LBC |
| 40 W | 9 W |
| 60 W | 11 W |
| 75 W | 15 W |
| 100 W | 20 W |
Les LBC ont fait de gros progrès (temps de chauffage à l’allumage beaucoup moins long, modèles adaptés aux allumages fréquents, prix moins élevés…). Cependant, elles ne conviennent pas toutes aux luminaires équipés d’un variateur. Elles supportent assez mal les basses températures et ne sont donc pas idéales à l’extérieur. Leur étiquetage vous renseigne sur leurs conditions optimales d’utilisation.
À des fins de confort et de précaution, il est conseillé de maintenir une distance de 30 cm avec la lampe, lors des utilisations prolongées (par exemple lampe de bureau ou lampe de chevet).

L'étiquette énergie indique la classe d’efficacité énergétique des ampoules : de A pour les meilleures à G pour les moins bonnes.
Les lampes fluorescentes sont classées en A et B.
Les halogènes entre B et G.
Les « ampoules » classiques entre E et G.
Vous y trouverez aussi des indications sur :
- leur durée de vie (en heures). Une lampe est utilisée en moyenne 1 000 heures par an, ce qui correspond à environ 3 heures d'allumage par jour ;
- leur flux lumineux (en lumens par Watt). Plus le chiffre est grand, plus la lampe émet de lumière pour la même consommation électrique : c'est l'efficacité lumineuse ;
- leur puissance (en Watt).
Attention : les lampes à LED n’ont pour l’instant pas d’étiquette énergie
Depuis le 1er septembre 2010, l'emballage des lampes doit obligatoirement indiquer les informations suivantes :
L’ambiance produite par une source lumineuse peut être « chaude » et reposante. Elle convient alors bien aux pièces de séjour, aux chambres… Elle peut aussi être dynamique. Elle est alors recommandée pour les cuisines, les bureaux, les salles de bain…
Cette sensation provient de la « température de couleur » de la lumière qui s’exprime en degrés kelvin (K).
Plus elle est basse, plus la lumière émise tend vers les couleurs chaudes (< 4 000 K). Plus elle est élevée, plus elle est dynamique (> 5 300 K) et plus la lumière tend vers le bleu. La lumière du jour correspond en moyenne à 6 400 K.
Les lampes à incandescence, classiques ou halogènes, ont une température de couleur de 2 500 à 3 400 K. Le blanc chaud de leur lumière est agréable pour un salon ou une chambre.
On a beaucoup reproché aux tubes fluorescents et lampes fluocompactes leur lumière blafarde. De grands progrès ont été faits dans ce domaine, et on en trouve dans une large gamme, de 2 700 / 3 000 K (lampes fluorescentes « blanc chaud ») jusqu’à environ 6 000 K (lampes fluorescentes « lumière du jour »).
Les lampes à LED blanches les plus répandues produisent une lumière blanche bleutée, aux alentours de 6 000 K.
C'est le temps que met la lampe pour atteindre 60 % du flux lumineux indiqué sur l'emballage. L'indication « flux lumineux instantané » peut être utilisé si la durée est inférieure à une seconde.
Cette information concerne surtout les lampes fluocompactes. Il existe des lampes fluocompactes dont le temps d'allumage est presque aussi rapide que celui d'autres types de lampes (lampes halogènes à incandescence par exemple). Les modèles classiques mettent plus de temps pour s'allumer et atteindre leur rendement lumineux maximum.
Cette information est particulièrement importante pour les lampes fluocompactes.
Il existe des lampes fluocompactes qui peuvent supporter jusqu'à un million de commutations et qui peuvent installées dans des endroits où elles seront souvent allumées et éteintes (en moyenne plus de trois fois par jour), comme dans les WC ou les couloirs équipés de détecteurs de mouvement.
Les lampes fluocompactes classiques (3 000 à 6 000 commutations) ne conviennent pas pour les endroits allumés souvent de courts moments, cela risquerait d'abréger leur durée de vie.
Vous devez toujours vérifier cette possibilité lorsque vous achetez des lampes fluocompactes et des LED, car beaucoup d'entre elles ne fonctionnent pas avec un variateur d'intensité lumineuse classique. Il existe toutefois des lampes fluocompactes et des LED à intensité lumineuse variable. Les ampoules halogènes à incandescence peuvent toujours être utilisées avec un variateur.
Elles sont indiquées pour la longueur (culot compris) et diamètre, en millimètres.
La teneur en mercure est indiquée en mg.
Non dangereuse en cours d'utilisation, la présence de mercure dans le tube des ampoules basse consommation en fait un déchet dangereux nécessitant une élimination particulière. Il ne faut ni les casser, ni les jeter à la poubelle, mais les porter au distributeur, qui est tenu de les reprendre. Vous pouvez aussi les déposer en déchèterie si la collectivité locale a mis en place une collecte sélective.
Pour trouver la liste des décheteries ou des magasins partenaires de la filière de collecte, consultez le site www.malampe.org.
Si vous cassez une lampe basse consommation, vous ne courez pas de danger, car elle ne contient que 0,005 % de mercure mélangé au gaz inerte contenu dans le tube.
Certaines LBC sont équipées d’un manchon qui évite la dispersion du mercure en cas de casse.
Prenez malgré tout quelques précautions : aérez, ramassez les morceaux avec un balai et non un aspirateur, mettez-les dans un sac fermé et portez ce sac en déchèterie.
Pour trouver la liste des déchèteries ou des magasins partenaires de la filière de collecte des ampoules usagées
L'éco-organisme agréé responsable des lampes usagées