
Quand on sait qu'un seul pot de yaourt à la fraise peut parcourir plus de 9 000 km (si l'on additionne le trajet parcouru par chacune des matières premières), on imagine bien l'impact que toute notre alimentation peut avoir sur la planète. Avant d'arriver dans notre assiette, un aliment sera cultivé, transformé, conservé, emballé, transporté et, à toutes ces étapes, aura émis des gaz à effet de serre.
Voici quelques informations pour mieux comprendre l'impact de notre alimentation et des conseils pour mieux consommer.
Une alimentation saine est une alimentation variée, bien manger en affectant le moins possible la planète demande la combinaison de deux habitudes :
- consommer des fruits et légumes variés, frais, de saison, produits localement et de manière plus respectueuse de l'environnement. C'est aussi l'occasion de redécouvrir des fruits et légumes oubliés produits localement (panais, topinambour...).
- diminuer les protéines animales (viande et fromage) à un niveau préconisé par les nutritionnistes. Variez par exemple les repas en alternant des menus végétariens et carnés.
Le Coach Carbone permet d'évaluer les émissions de gaz à effet de serre générées par votre alimentation type et de comparer les gains que vous obtiendrez en variant vos menus. En échangeant un repas carné pour un repas végétarien par semaine, vous économisez 160 kg de CO2 par personne sur une année...
Le Coach Carbone propose des exemples de menus.
Aujourd'hui, nous pouvons trouver quasiment de tout et en toutes saisons en magasin. Mais attention, certains produits ont plus d'impact que d'autres sur la planète : fruits et légumes hors saison, produits alimentaires importés, produits manufacturés...
Un exemple : Un fruit importé hors saison consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison. 1 kg de fraises d'hiver peut nécessiter l'équivalent de 5 litres de gasoil pour arriver dans notre assiette !
Pour mieux comprendre l'impact de notre alimentation sur la planète, consultez la plaquette « Des gaz à effet de serre dans notre assiette ! »
Une solution pour limiter cet impact : choisir des aliments de saison et locaux.
Pour bien choisir des aliments de saison, nous vous proposons plusieurs calendriers :
- le calendrier des fruits
- le calendrier des légumes
- le calendrier des viandes
- le calendrier des fromages
- le calendrier des poissons
Lorsque vous disposez de produits de saison et locaux (achat à la ferme, marché locaux, vente directe de producteurs aux consommateurs), il est également intéressant de les privilégier.
Certains produits ont un impact environnemental plus important que d'autres. En n'oubliant pas qu'il faut varier son alimentation et alterner protéines végétales et animales, il est toutefois important de connaître l'impact environnemental de certains produits d'origine animale :
La production de viande pèse lourd en termes de gaz à effet de serre (GES). La production d'un kilo de viande de veau rejette environ la même quantité de GES qu'un trajet automobile de 220 km. De plus, les ruminants (vaches, chèvres, moutons) rejettent un quart des émissions mondiales de méthane (le méthane a un potentiel de réchauffement global 23 fois supérieur au dioxyde de carbone).
Toutes les viandes n'émettent pas la même quantité de gaz à effet de serre. 200 g de poulet émettent dix fois moins de gaz à effet de serre que pour produire la même quantité de boeuf.
Les produits laitiers induisent de lourdes quantités de GES pour leur production (alimentation du bétail, rots des ruminants, utilisation d'engrais), leur transformation et leur conservation en circuit frigorifié. Chaque année, nous consommons environ 340 litres de produits laitiers, principalement sous des formes transformées.
Les produits congelés et plats préparés sont très gourmands en énergie car en plus de celle nécessaire à leur fabrication, ils doivent être conditionnés spécifiquement et maintenus entre 2° C et -18° C jusqu'à leur consommation (transport et dépôt dans les lieux de vente). En outre, les gaz nécessaires à fabriquer le froid (gaz frigorigènes) ont un pouvoir de réchauffement très important sur notre planète.
Concernant le poisson pêché en mer, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture considère que la moitié des stocks marins est aujourd'hui à la limite de la surexploitation. Si vous achetez du poisson, privilégiez ceux qui se nourrissent de végétaux, comme la carpe ou du saumon issu de piscicultures biologiques. Consultez le dossier dédié du site « Mes courses pour la planète » afin de repérer
Et pensez au poisson certifié Marine Stewardship Council (MSC). Cette organisation indépendante à but non lucratif a développé un programme de certification environnementale des pêcheries garantissant une pêche compatible avec le développement durable et le renouvellement des espèces : www.msc.org.
Éviter les légumes et les fruits vendus dans des emballages individuels ainsi que les produits avec des mini-doses. Préférez-leur des produits en vrac qui produisent moins de déchets et consomment moins d'énergie.
Il est également plus intéressant d'acheter les produits en grand conditionnement comme un paquet de pâtes de 1 kg plutôt que de 250 g. Vous produirez moins de déchets et vous ferez en plus des économies.
L'eau du robinet fait l'objet de contrôles de qualité réguliers et rigoureux. Elle coûte 100 à 300 fois moins cher que l'eau en bouteille. Alors, buvons l'eau du robinet. Cela permettra d'économiser jusqu'à 170 000 tonnes de plastique par an. En une année, chaque personne consommant habituellement de l'eau en bouteille pourra ainsi réduire ses déchets de 12 kg.
Si vous préférez l'eau minérale, privilégiez les bouteilles de 5 litres qui permettent de réduire la quantité de déchets d'emballage par litre consommé. Si votre distributeur n'en propose pas, demandez-lui de s'approvisionner auprès de son fournisseur avec ces bouteilles de forte contenance qui permettent de réduire les quantités d'emballage.
Les circuits de commercialisation classiques actuels génèrent un pourcentage élevé de déchets dans les champs ou dans les supermarchés car les consommateurs ou les commerciaux veulent des fruits et légumes visuellement parfaits.
Fruits, yaourts, viandes, fromages, œufs, pains, légumes,... En moyenne, chaque Français jette 20 kg de déchets alimentaires chaque année, dont 7 kg de produits non consommés encore emballés et 13 kg de restes de repas !
C'est un bilan lourd pour les dépenses des ménages, mais aussi impactant pour la planète. Certaines habitudes permettent pourtant d'éviter le gaspillage alimentaire. Retrouvez tous nos conseils pratiques dans notre dossier spécial et des idées de recettes pour accommoder ses restes.
Oeufs, viandes, céréales, fruits, vins, pâtes, gâteaux, sucres, lait... les produits bio sont désormais (presque) partout ! Nous sommes de plus en plus nombreux à les acheter.
Un produit issu de l’agriculture biologique est garanti sans pesticides et sans organismes génétiquement modifiés (OGM). S’il s’agit d’un produit d’élevage, l’animal doit avoir eu droit à un espace vital réglementé et une nourriture précise. Pour les produits transformés, au moins 70 % des ingrédients agricoles doivent d’être d’origine biologique. La préparation doit elle aussi répondre à certaines normes.
Fiez-vous aux labels :
Elle garantit que le produit contient au minimum 95% d’ingrédients d’origine agricole biologique. Même avec un emballage individuel, le produit biologique reste respectueux pour l’environnement.
• En savoir plus sur : www.agencebio.org

Depuis le 1er juillet 2010, un nouveau logo européen est obligatoire sur les produits provenant de l'agriculture biologique.
Moins exigeante que l’agriculture biologique, l'agriculture raisonnée impose entre autres de limiter l’usage de produits engrais et pesticides, d’économiser les ressources en eaux et de pratiquer le tri des déchets. Il n’existe pas de label pour identifier les produits provenant de cette agriculture. Seuls les produits provenant d'exploitations qualifiées pourront porter la mention "produit issu d'une exploitation qualifiée au titre de l'Agriculture Raisonnée". La qualification d’agriculture raisonnée est attribuée à une exploitation par un organisme certificateur pour une durée de 5 ans.
Pour plus d'information : www.farre.org.
Les produits du commerce équitable vous garantissent notamment que les producteurs sont rétribués à un prix plus juste que celui du marché mondial. Quitte à acheter des produits alimentaires qui viennent de loin comme le cacao, le café, les fruits exotiques, autant choisir des produits issus du commerce équitable. De plus, il existe de plus en plus de produits du commerce équitable issus de l'agriculture biologique.
Aujourd'hui, il n'existe pas de logos officiels pour le commerce équitable.
Pour plus d'information : www.commercequitable.org.
Forum de l'agriculture raisonnée respectueuses de l'environnement
Estimez les émissions de gaz à effet de serre de votre foyer et préparez votre plan d'actions pour économiser de l'énergie avec le Coach Carbone®.
Avant les années 1960, le vrac était le mode de distribution de référence en France, comme ailleurs dans le monde (étude de novembre 2012).
Cette publication fait le point sur les caractéristiques environnementales, sociales et économiques des circuits courts et de proximité et explique en quoi la consommation alimentaire locale peut contribuer à l'alimentation durable.
Dans le cadre de la campagne 2010 "Réduisons nos déchets", l'ADEME s'est associée à la presse féminine pour vous concocter des recettes faciles pour accommoder vos restes.
Dans le cadre de la campagne 2010 "Réduisons nos déchets", l'ADEME s'est associée à la presse féminine pour vous concocter des recettes faciles pour accommoder vos restes.